Acheter une voiture d’occasion : les points importants à vérifier

Acquérir un véhicule d’occasion est moins risqué qu’avant, mais requiert un minimum d’attention. Suivez notre feuille de route pour éviter les soucis.
Trouvez le juste prix

Si elle a moins de 9 ans, la voiture que vous envisagez d’acquérir est cotée selon sa date de mise en circulation et son kilométrage.

Particulier ou professionnel ?

Vous recherchez une voiture pas trop chère
Les concessionnaires ne s’embarrassent guère d’occasions âgées. Le plus souvent, ils les revendent à des marchands spécialisés. C’est surtout auprès des particuliers que vous trouverez ce type de voitures.
C’est aussi auprès d’eux que vous dénicherez des familiales ou routières à moteur essence de cinq ans et plus, facilement négociables, car difficiles à revendre.

Acheter une voiture à un particulier demande temps et patience.
Il faut éplucher les petites annonces, prendre rendez-vous, se rendre chez le vendeur, et ce, pas forcément à des heures qui vous conviennent. Une fois sur place, on découvre souvent des autos loin de correspondre à la description qui en a été faite, le vendeur ayant toujours tendance à enjoliver la réalité.
Et il est souvent nécessaire de voir plusieurs voitures avant de trouver la bonne.

Le prix

Longtemps, les prix demandés par les particuliers ont été inférieurs à ceux des professionnels. C’est encore souvent vrai, mais ce n’est plus systématique, surtout quand il s’agit d’occasions récentes: les concessionnaires les affichent généralement à des tarifs suffisamment bas pour les rendre attractives par rapport à des voitures neuves.

C’est surtout pour les voitures de deux ans et plus que la filière « particuliers » se révèle financièrement plus tentante.
A court de temps.
Une recherche sur Internet, un coup de fil au concessionnaire et vous saurez tout de suite s’il a en stock une voiture correspondant à votre attente. Vous limiterez ainsi les déplacements. Sur place, vous pourrez même négocier un crédit, éventuellement assurer votre nouvelle voiture.

La contrepartie de ce confort, ce sont des prix parfois plus élevés que ceux pratiqués par les particuliers. Cette différence tarifaire n’a rien de systématique, et quand cet écart existe, il n’est pas toujours dissuasif, le concessionnaire ayant intérêt à faire tourner le plus vite possible son parc d’occasions.

Pour lui, une voiture invendue, c’est de l’argent qui se déprécie
Vous souhaitez une garantie sérieuse

Presque toutes les marques ont développé une garantie très complète pour les voitures d’occasion vendues par leurs concessionnaires et agents. L’incidence sur les prix reste limitée
Plusieurs marques offrent une possibilité d’échange ou de remboursement si la voiture d’occasion achetée dans leur réseau n’offre pas satisfaction. Cet avantage existe chez Citroën (Eurocasion), Fiat (Autoexpert), Opel (occasions G2), Ford (Ford Sélection), Peugeot (Occasions du lion), Renault (Garantie OR), Saab (occasions certifiées), Toyota, VW France (Seat record +, VW occasions, Skoda) et Volvo.

L’échange ou le remboursement doit être effectué dans un délai assez bref et à condition que la voiture n’ait pas parcouru plus de l 000 ou 2 000 km

Le contrôle technique
Les petites annonces de vente de voitures d’occasion indiquent souvent « Contrôle technique OK ». Méfiance, cette mention ne signifie pas forcément que la voiture est irréprochable.
Pour qu’elle ne comporte aucune des anomalies entraînant une contre-visite après réparation obligatoire.
Pour autant, elle n’est pas forcément vierge de défauts. Sur les 116 points vérifiés, près de la moitié, en cas de défaut, impliquera simplement une observation sur le rapport de contrôle, sous la mention « Défaut(s) à corriger sans obligation d’une contre-visite ».

Acceptée par le contrôle technique, la voiture que vous prévoyez d’acheter est cependant affublée de plusieurs défauts « secondaires ».
Faites impérativement établir une estimation des frais de remise en état: ce sera un élément de discussion essentiel pour déterminer le prix de la voiture. Vous ne pourrez pas reprocher à votre vendeur de vous avoir caché les frais à entreprendre, alors que les défauts étaient mentionnés sur le bilan de contrôle.

Ne lui accordez pas une confiance aveugle.

Le contrôle technique ne vérifie que les organes ou équipements de sécurité. En aucun cas, il ne vous renseignera sur l’usure de l’embrayage, de la boîte de vitesses, de la courroie de distribution de l’alternateur.
Pas un mot également sur la plupart des fonctions de confort. Cela signifie qu’un rapport de contrôle technique peut être vierge, alors que la voiture souffre de faiblesses mécaniques.
Au 1 er janvier 2008, la liste des défauts entraînant contre-visite après réparation obligatoire s’est enrichie des points suivants:
– Amortisseurs : fuite d’huile.
– Pédale de frein : absence d’anti-dérapant (coutchouc, picots).
– Projecteurs xénon : non-fonctionnement du lave-phare.
– Liquide de frein : niveau insuffisant.
– Airbags : non-fonctionnement du témoin, mauvais état des caches protecteurs.
– Ceintures de sécurité : mauvais état des ceintures et du système de réglage en hauteur.
– Rétroviseurs : tous les rétroviseurs présents doivent être en bon état.
– Pollution : défaut de fonctionnement du système électronique embarqué qui contrôle la dépollution du moteur (système OBD sur voitures essence depuis 2002 et sur diesels depuis 2004).

Conduisez-la absolument!

Seul un essai et un examen attentif vous permettront d’avoir une idée précise de la voiture que vous convoitez.

Un parcours en ville permettra d’apprécier le comportement de la boîte de vitesses, de l’embrayage, de la direction.
Quelques kilomètres sur route et autoroute vous renseigneront sur l’état des amortisseurs (instabilité en virage, mouvements de caisse excessifs), des freins et bien sûr du moteur.
Vérifiez tout
Passez en revue toutes les fonctions électriques, de l’éclairage aux lève-vitres, en passant: par la ventilation, le désembuage, les feux de détresse. Et surtout, si la climatisation est présente, faites-la fonctionner; de mauvaise odeurs, la formation de buée en hiver est une preuve d’un mauvais entretient.

Prenez le volant

En roulant, rétrogradez. Ça craque?

La boîte de vitesses est sans doute fatiguée. Sur chaque vitesse, en roulant, accélérez et relâchez brutalement la pédale. Si le levier revient tout seul au point mort, c’est un mauvais fonctionnement de la boîte. Frein à main serré, embrayez progressivement en troisième ou quatrième : si le moteur ne cale pas, l’embrayage est « cuit ». Côté moteur, il y a peu de soucis avec les voitures commercialisées ces 10 dernières années.
Néanmoins, un examen attentif s’impose pour une auto de 10 ans présentant plus de 120000 km au compteur. Dans tous les cas, la voiture doit accélérer franchement si vous le lui demandez. Après un essai de 20 min à toutes les allures, arrêtez-vous et accélérez à fond. La fumée qui
sort de l’échappement ne doit être ni bleue, ni noire.

Seule une petite fumée blanche reste « normale » par temps humide. Le bouchon d’huile moteur ne doit présenter aucune trace de « mayonnaise », signe d’un joint de culasse à bout de souffle. Côté direction, roulez en ligne droite sur une route plane : un très léger coup de volant doit suffire à faire
varier la trajectoire. Sans quoi, la direction a du jeu. En roulant,freinez brutalement et assurez-vous que la voiture reste en ligne droite. À 10-15 km/h, braquez les roues à fond vers la droite puis vers la gauche : si vous entendez des claquements, les cardans sont à changer.

Ensuite, testez tous les accessoires de la voiture : poignées, vitres, feux, essuie-glace, radio, etc. Contrôlez l’état des pneus (pas plus de 50% d’usure), de l’échappement et de la batterie (de l’oxyde blanc autour des cosses signifie qu’elle est à changer) et déduisez au besoin leur remplacement du prix d’achat. Si bien sûr, l’avis d’un professionnel vaut encore mieux que ces conseils. Mais quand un des points cités « coince », vous savez déjà qu’il vaut mieux s’abstenir.

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