Le permis à un euro par jour: comment l’obtenir

Les candidats âgés de moins de 25 ans peuvent bénéficier, pour financer en tout ou partie leur formation au permis de conduire, d’un prêt sans intérêt (dit « Permis à 1 € par jour »). Pour obtenir ce prêt spécial, ils doivent demander un devis aune auto-école partenaire de l’opération, puis, si celui-ci leur convient, signer un contrat d’inscription avec l’auto-école, étant précisé que ce contrat ne devient définitif qu’en cas d’obtention du prêt.

Munis de ce contrat, les candidats peuvent alors solliciter un prêt auprès d’une banque partenaire. Si le prêt est accepté, la somme prêtée (600 €, 800 €, 1 000 € ou 1 200 €) est réglée directement par la banque à l’auto-école.

Ce prêt est réservé aux personnes n’ayant jamais été titulaires d’un permis de conduire.
Par exemple, le jeune dont le permis auto a été invalidé par suite de la perte totale de ses points ne peut pas obtenir le prêt pour financer un nouveau permis auto ou un permis moto.

Une fois le permis obtenu, le bénéficiaire du prêt rembourse seulement le montant de la somme empruntée (30 € par mois maximum), les intérêts étant pris en charge par l’Etat.

La durée de remboursement varie en fonction du montant du prêt. Ce prêt n’est pas soumis à des conditions de ressources. Les apprentis et les jeunes en difficultés peuvent bénéficier d’une aide directe de l’Etat de 200 € pour le financement de leur permis. Cette aide est cumulable avec le prêt « permis à 1 € par jour ».

Le Gouvernement a annoncé que les candidats exclus du système bancaire pourront bénéficier d’une caution publique pour leur faciliter l’accès au prêt sans intérêt.

Le but de ce permis à 1 € par jour est de permettre aux jeunes de 16 à 25 ans d’étaler le coût de leur formation à la conduite sur plusieurs mois, à travers un système de prêt à taux 0 afin de favoriser leur accès au permis de conduire et, parallèlement, leur insertion professionnelle.
L’Etat entend aussi dissuader certains jeunes conducteurs de prendre le volant sans permis.
L’attribution du prêt reste à la discrétion des établissements financiers. Mais en cas de refus, des solutions alternatives devraient être offertes. Des aides financières des collectivités territoriales ou des missions pour l’emploi, une orientation vers une auto-école à statut associatif.

Certaines villes proposent la prise en charge d’une partie du coût du permis aux candidats âgés de moins de 25 ans qui ne disposent pas de ressources suffisantes, en échange d’activités d’intérêt collectif. Le candidat peut cumuler cette bourse avec le prêt « permis à 1 € par jour » si après déduction de la bourse, il reste à sa charge au moins 600 € à payer.

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