La conduite de nuit : les précautions à prendre

Conduire la nuit permet de croiser moins de monde sur la route, on évite la chaleur et, à l’arrière, les enfants dorment.
Statistiquement, la conduite de nuit est pourtant plus dangereuse.
D’abord, parce que la visibilité est plus réduite alors que, justement, 90% des informations nécessaires à la conduite sont visuelles.

Ensuite, parce que la fatigue se fait plus vite ressentir. 
Pour des raisons physiologiques, la nuit, quoi que vous fassiez, votre vigilance sera en effet au plus bas entre deux et cinq heures.

On estime aussi que 35% des accidents mortels sur autoroute sont dus à la fatigue ou à l’assoupissement.
Encore plus que pendant la journée. Il est donc indispensable de s’arrêter fréquemment, dès les premiers avertissements.
Picotements des yeux, bâillements à répétition, apparitions de mouvements automatiques (cligner des paupières, se passer la main dans les cheveux…), raideur dans la nuque ou besoin irrépressible de bouger: ces signes annoncent la somnolence.

Quant au café utilisé comme dopant, il n’augmente en rien la vigilance. La caféine est un excitant qui fait effet environ trois à quatre heures après son ingestion ! Si vous devez rouler de nuit, essayez de dormir un peu avant le départ et de vous coucher tôt les jours précédents.

Important également: pour résister à la fatigue, le corps dépense plus d’énergie la nuit. Avant le départ, il faut donc avaler des sucres lents (pâtes, riz, etc.).

Enfin, contrairement aux idées reçues, le soir, c’est la douche chaude qui réveille (l’horloge biologique étant rythmée par les régulations de température).
À l’inverse, en cas d’arrivée au petit matin, l’eau fraîche sera propice à l’endormissement.

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