Les vérifications nécessaires à faire sois même sur une voiture

Entre deux contrôles techniques, chaque automobiliste peut vérifier lui-même l’état de sa voiture. Pour voyager en toute sécurité.

Le contrôle technique est obligatoire en France dès qu’un véhicule fête son quatrième anniversaire. Ensuite, le passage devant le contrôleur technique doit être fait tous les deux ans. De sages obligations… mais la vignette du contrôle technique n’équivaut pas à un bon de garantie de 24 mois.

Auto-contrôle des feux et des pneus

Rien de plus facile. Un clignotant en moins émet un drôle de bruit qui s’entend. Pour les feux stops, reculer la voiture le long d’un mur jusqu’à voir deux halos lumineux. Quant aux phares, demander à une personne de son entourage de vérifier leur bon fonctionnement. Pour les pneus, vérifier l’état des témoins d’usure.

Des freins qui freinent

Pour le frein à main, le nombre de crans que parcourt le levier doit être inférieur à six. Concernant les plaquettes, un minimum de 2 mm de garniture est nécessaire sans quoi, au terme de 1 000 ou 3 000 kilomètres, c’est le fer des disques de freins qui sera attaqué. Alors, il faudra changer tout le système de freinage.

Châssis, rotules, Airbag.

Plus rares, les problèmes de châssis ou de jeu dans les rotules de direction ou de suspension. A vérifier soi-même en regardant sous le châssis ou en secouant les roues de la voiture. En revanche, lorsqu’un témoin d’airbag ou d’ABS s’allume, il est indispensable de passer chez le garagiste. Lui seul est équipé pour faire les vérifications nécessaires.

Équipement électronique : entretien obligatoire

Les dispositifs électroniques d’aide à la conduite sont un plus incontestable pour la sécurité en route. A condition de ne pas négliger l’entretien du véhicule.

Le postulat

Les systèmes électroniques d’aide à la conduite sont des éléments actifs de sécurité, surtout en situation d’urgence. Ils ne tolèrent ni les erreurs de conduite, et encore moins un mauvais entretien du véhicule.

Plaquettes de frein usées
Mieux vaut oublier la croyance selon laquelle on peut encore rouler 2 000 Km à partir du moment où le témoin lumineux d’usure des plaquettes de freins s’allume. Au contraire, l’usure des garnitures de frein entraîne baisse de puissance et d’efficacité du freinage. Pire, en raison de l’échauffement du liquide de frein, l’ABS peut se déclencher sans qu’on ne lui ait rien demandé !

Pneus lisses

S’ils ne nuisent pas au fonctionnement de l’ABS, les pneus lisses entraînent une dégradation logique du freinage, car le seuil de blocage sera avancé. Quant à l’anti-patinage, sur un sol peu adhérent, il risque de se mettre en action de manière quasi systématique. Du coup, couplé à l’ABS, l’anti-patinage va entraîner une très forte augmentation de la température des freins. Pas vraiment bon.

Amortisseurs fatigués

Pour que les systèmes d’antiblocage ou d’anti-patinage soient vraiment efficaces, il est impératif que les roues soient constamment en contact avec le sol. En cas d’amortisseurs fatigués, le contact roues-sol ne se fait plus et l’électronique perd les pédales ! L’ESP (anti-patinage) se déclenche alors de manière intempestive, surtout dans les courbes. Quant à l’ABS, ce n’est guère mieux : tout le système de freinage s’échauffe et les distances d’arrêt augmentent.

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